On parle souvent des jobs en ferme pour les backpackers en Australie, cependant, il est aussi possible de faire un job en fonction de tes expériences en France. C’est le cas par exemple du métier de soudeur en Australie. En effet, si tu as de l’expérience en soudure en France, sache que ton profil peut clairement faire la différence en Australie, où la demande est forte dans ce secteur. C’est ainsi que Romain a trouvé son job et il nous explique tout dans cet article.
Présente-toi en quelques mots
Je m’appelle Romain, j’ai 22 ans, je viens de Pau et je suis soudeur en France. Il m’a fallu environ un an pour me décider à partir en Australie et organiser ce voyage.
Je suis arrivé à Sydney le 7 novembre avec ma copine Gaëlle. On a choisi cette ville pour ses nombreuses opportunités de travail et son climat ensoleillé !
Pour les premières démarches, on avait opté pour un pack le backPACKeur proposé par Départ Australie, ce qui nous a énormément facilité l’arrivée. Il ne nous restait plus qu’à ouvrir notre compte bancaire et à nous concentrer sur la recherche d’un job. Ce pack s’est révélé super pratique, car on avait moins de choses à gérer et on a pu se concentrer directement sur le job et le logement. On a réussi à trouver du travail assez rapidement et, au bout de trois semaines, on avait notre colocation à Mascot. Notre logement nous coûtait environ 650AUD par semaine à deux.
Sydney est une ville vraiment agréable, et on est ravis de notre choix !
Quelle est ta formation de soudeur ?
J’ai suivi une formation de sept mois à l’AFPA, entièrement dédiée à la soudure, où j’ai appris à maîtriser tous les procédés : TIG acier, TIG alu, semi-automatique (alu et acier) ainsi que la soudure à la baguette (stick).
À l’issue de cette formation, j’ai obtenu un diplôme équivalent à un bac.
Après cela, j’ai travaillé pendant un an en tant que soudeur en France.
Comment as-tu trouvé ton job de soudeur ?
Je voulais être soudeur en Australie, et après plusieurs recherches, j’ai découvert que c’était un métier en demande, tout comme en France.
J’ai donc commencé par obtenir ma White Card pour mettre toutes les chances de mon côté et parce que c’est nécessaire pour travailler en construction en Australie.
Par chance, j’ai rencontré deux Français qui m’ont transmis le contact d’une agence d’intérim : The Kingsmen Recruitment Agency. Après les avoir contactés, j’ai décroché un premier entretien en entreprise seulement deux jours plus tard !
Lors de l’entretien, ils m’ont mis à l’épreuve en me donnant des chutes de pièces à souder et en me demandant de réaliser plusieurs procédés, notamment ceux utilisés dans leur entreprise. Ils ont également vérifié que je savais lire des plans. J’ai réussi les tests et j’ai pu commencer dès le lundi suivant !
En quoi consiste ton job de soudeur en Australie ?
Je travaillais pour une entreprise familiale d’une dizaine d’employés, spécialisée dans la fabrication d’enseignes pour les aéroports. Nous travaillions principalement l’aluminium, avec des pièces standards assez simples à souder, accessibles même aux débutants.
Mon rôle consistait à souder des cadres et des châssis en aluminium, dans lesquels étaient ensuite intégrées des lumières et des panneaux pour créer les enseignes lumineuses que l’on voit dans les aéroports ou sur les parkings. En plus de la soudure, je donnais parfois un coup de main pour l’installation à l’aéroport. Il arrivait aussi que je sois appelé pour réparer des enseignes endommagées, souvent à cause d’accidents sur les parkings.
Avec le temps, mon poste est devenu très polyvalent : je m’occupais de la découpe, de l’assemblage, de la soudure, et même du démontage des structures. Étant le seul soudeur de l’équipe, mes collègues venaient régulièrement me demander conseil. En seulement quatre mois, j’ai énormément progressé et gagné en autonomie !
Quel est le niveau d’anglais requis pour devenir soudeur en Australie ?
À mon arrivée en Australie, mon anglais était très basique, je me débrouillais avec les bases apprises à l’école. En intégrant cette entreprise où j’étais le seul Français et entouré uniquement d’Australiens, j’ai énormément progressé ! Je n’avais pas d’autre choix que de parler anglais au quotidien. Heureusement, mes collègues étaient super patients et bienveillants. Ils m’encourageaient à chercher mes mots et à m’exprimer plutôt que de sortir mon téléphone pour utiliser Google Traduction.
J’ai vraiment eu de la chance de tomber sur cette entreprise qui m’a parfaitement intégré et aidé à améliorer mon anglais. Après quatre mois, je comprends la plupart des conversations et instructions. Même si mes phrases ne sont pas encore toujours parfaites, je réussis à me faire comprendre, à échanger et même à plaisanter avec mes collègues.
Quel est ton salaire ?
Travailler dans une entreprise familiale avait de vrais avantages, comme ils me faisaient confiance, j’avais la possibilité de faire des heures supplémentaires, mais aussi de prendre des demi-journées si j’avais des impératifs.
De mon côté, je choisissais de travailler en moyenne 12 heures par jour pour accumuler un maximum d’heures, mettre de l’argent de côté et en profiter plus tard. L’ambiance était vraiment top, on me laissait une grande liberté aussi bien sur la gestion de mon temps que sur les pièces que je fabriquais. Une super expérience !
En moyenne, je travaillais entre 50 et 55 heures par semaine. Cependant, pendant la période de Noël, mon volume horaire pouvait descendre à environ 39-40 heures. À l’inverse, lors de périodes très chargées, j’ai déjà atteint les 60 à 70 heures par semaine.
J’étais employé en tant qu’auto-entrepreneur sous ABN, je facturais mes heures à 40AUD de l’heure. Chaque dimanche, j’envoyais mes factures pour paiement à l’agence d’intérim, et je recevais mon salaire chaque mercredi. Comme je travaillais sous ABN, à la fin de l’année fiscale, je devrais reverser 15 % de mes revenus en impôts. En moyenne, je gagnais environ 2300AUD par semaine, mais cela variait en fonction du nombre d’heures effectuées.
Quel est le salaire moyen d’un soudeur en Australie ?
Le salaire minimum pour un soudeur en Australie est de 40AUD de l’heure, et il est conseillé de ne pas accepter d’offres en dessous, compte tenu des opportunités et des salaires généralement proposés.
Selon le procédé utilisé, la rémunération peut être bien plus élevée, atteignant 80 à 90AUD de l’heure, notamment pour des soudures sur pipelines de gaz ou d’autres pièces spécifiques. En moyenne, la plupart des soudeurs gagnent entre 40 et 50AUD de l’heure, mais cela peut varier en fonction des missions et des qualifications requises.
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Soudeur en mine, c’est possible ?
Une autre option est d’envisager de devenir soudeur en mine. Pour cela, il faut obtenir une reconnaissance officielle en tant que soudeur en Australie, un processus assez complexe, même si la demande reste élevée, notamment dans la région de Perth et ses alentours.
Il existe plusieurs options pour obtenir les certifications nécessaires :
- Le RPL (Recognition of Prior Learning) : Cette procédure permet de faire reconnaître son diplôme étranger. Cependant, elle nécessite deux ans d’expérience en Australie en tant que soudeur.
- La conversion du diplôme : Il s’agit d’un processus de validation payant (environ 3 000AUD) qui demande l’envoi de plusieurs documents : diplômes traduits, vidéos et photos de réalisations, plans de projets, ainsi qu’une démonstration des différents procédés de soudure (aluminium, baguette, etc.). En général, l’obtention de cette équivalence prend une à deux semaines.
D’après les retours d’expérience, de nombreux soudeurs passent par cette certification, qui ouvre davantage d’opportunités professionnelles. Toutefois, cela dépend des entreprises : certaines exigent une reconnaissance officielle du diplôme australien, tandis que d’autres ne la demandent pas nécessairement.
Si vous avez besoin de la traduction de vos documents (diplômes notamment), afin de devenir soudeur en mine, nous pouvons nous occuper de la traduction de vos diplômes pour vous.
Quels sont tes conseils pour devenir soudeur en Australie ?
S’improviser soudeur en Australie peut être assez compliqué. Il est préférable d’avoir au moins une petite année d’expérience ou, à minima, une formation de quelques mois comme celle de sept mois que j’ai suivie. Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir des années d’expérience pour exercer ce métier en Australie. Pour ceux qui souhaitent apprendre à souder sur place ou se perfectionner, il existe une alternative intéressante : Welding Workshop, basé à Perth.
Ce programme, disponible via Facebook, propose des formations à environ 150AUD la journée. On peut y apprendre différentes techniques de soudure, comme le TIG, en fonction des besoins. C’est une bonne option pour les débutants ou ceux qui veulent améliorer leurs compétences avant de chercher un emploi en tant que soudeur en Australie.
Cependant, d’après mon expérience, une seule journée ne suffit pas pour acquérir un vrai savoir-faire. J’ai eu l’occasion de faire tester la soudure à des novices dans mon entreprise, et il faut au moins un mois de pratique intensive pour commencer à obtenir des résultats intéressants. Tout dépend aussi des exigences des entreprises : certaines demandent un niveau de précision très élevé avec 0 défaut, notamment pour les procédés les plus complexes comme le TIG ou la baguette. Pour quelqu’un qui veut souder en semi-automatique, il est possible d’apprendre plus rapidement, surtout avec une formation pratique ou une entreprise prête à former sur place.
Sache qu’il est tout à fait possible de valider ses 88 jours en tant que soudeur, car ce métier entre dans la catégorie des emplois en construction, éligibles au renouvellement du visa. C’est donc une excellente opportunité si tu as de l’expérience dans ce domaine : tu peux exercer ton métier tout en remplissant les conditions pour prolonger ton aventure en Australie.
Si tu souhaites en savoir plus sur le job de soudeur en Australie, tu peux contacter directement Romain sur Insta :
romainmyr22. Et écouter la totalité de son interview sur Spotify !
Tu peux aussi nous retrouver sur Insta si tu as des questions sur l’Australie de manière générale.


